LES SECRETS DE LA RENOVATION DE MEUBLES VINTAGE

Ces dernières années, la remise au goût du jour de meubles est devenue très tendance, et visible partout à dans les médias. Ce que je trouve formidable, c’est que cela valorise le fait de ne pas jeter à tout va, et cela met l’upcycling à la portée de tous. Cependant, les « relookings » faits dans les médias sont souvent très basiques. Si on veut une réactualisation qui mette véritablement en avant l’authenticité et la beauté du meuble et qui dure dans le temps, la rénovation de meubles vintage doit être faite dans les règles de l’art. De nombreuses étapes et beaucoup de temps et d’attentions sont donc nécessaires. En voici un aperçu autour de 9 étapes.

Pour une rénovation de meubles vintage réussie et qui tiendra des années, deux étapes sont particulièrement importantes : la préparation de la surface, et les finitions. Toutefois de nombreuses autres étapes entrent en jeu et ont chacune leur importance. Chacune demande du temps et du savoir-faire, c’est-à-dire un travail d’artisan/ artisanal et beaucoup d’attention, qui donneront une nouvelle vie à vos meubles.

Comment rénover un meuble vintage étape par étape ?

Il est impossible de répondre précisément à cette question, puisqu’avant toute chose, la rénovation de meubles vintage n’est pas une science exacte. En effet, chaque meuble est différent : matériau (bois massif de qualité ou bois très léger, contreplaqué plaqué bois, formica…), finition (bois vernis, peinture…), état en fonction de son histoire. Par ailleurs, chaque projet est différent en fonction du résultat attendu ! De la simple mise en peinture à la mise en valeur du bois, en passant par l’application de matériaux additionnels comme le tissu ou le papier peint… chaque meuble demandera un travail précis et unique.

Le point commun que l’on trouve à (presque) toutes les étapes ? Il faut à la fois s’armer d’huile de coude, et se creuser les méninges !

1. Nettoyage

Le nettoyage est un passage obligé quand on chine un vieux meuble, et avant de pouvoir y appliquer une transformation. Cependant le terme nettoyage peut englober des techniques différentes et plus ou moins lourdes.
Si vous restaurez un meuble que vous avez déjà dans votre intérieur, il suffira sans doute d’un dépoussiérage avec un chiffon humide.
Mais pour certains meubles qui sortent d’un garage, d’une cave, d’un marché aux puces, qui sont parfois pleins de poussière ou même très gras, il faudra un nettoyage plus profond.
On pourra alors s’armer d’une brosse, de lessive St Marc, d’une éponge, et de temps !
Il faudra ensuite rincer puis bien laisser sécher le meuble.

2. Démontage

Certains meubles peuvent être transformés tels quels, par exemple une petite bibliothèque bibus. Mais dès que l’on s’attaque à un meuble avec des portes et/ou des tiroirs, il est important de retirer les portes, et tiroirs, puis dévisser toute la quincaillerie (poignées et charnières). Il faut pour cela s’équiper le plus d’un bon tournevis, ou même de plusieurs tournevis différents.
S’il s’agit d’une chaise branlante, il sera important de tout déboîter pour ensuite la recoller. Le démontage pourra donc faire intervenir un marteau et une cale en bois, pour déboîter toutes les pièces.
Attention à bien marquer chaque pièce pour pouvoir ensuite effectuer facilement le remontage ! La plupart des meubles anciens ont des pièces toutes différentes et il est facile de se retrouver bêtement perdu au remontage (je parle en connaissance de cause!).

3. Décapage

Selon le meuble que vous rénovez et le résultat que vous attendez, un décapage peut être ou non nécessaire.

Quand on veut simplement repeindre un meuble déjà peint et dont la peinture ne s’écaille pas, on peut se passer du décapage en réalisant simplement un léger ponçage de la surface. Cependant sur les meubles anciens, il n’est pas rare que la peinture s’écaille, mais aussi qu’il y ait des coulures et autres surépaisseurs. C’est pourquoi pour un résultat parfait, il es toujours préférable de faire ce décapage préalable.

Quand on décape, plusieurs choix s’offrent à nous. Ou plutôt le plus souvent, le meuble nous impose un choix : en fonction du meuble et de sa finition ainsi que du matériau, il peut s’agir d’un décapage mécanique (ponçage gros grain ou racloir d’ébéniste), thermique (décapeur thermique et spatule), ou parfois chimique (décapant et spatule, laine d’acier). J’évite cette dernière solution autant que possible, mais elle est parfois nécessaire quand on souhaite retirer une teinte incrustée dans les veines du bois.
Il n’est pas rare de mixer plusieurs techniques de décapage sur un même meuble.

4. Réparations

C’est souvent à cette étape qu’interviennent les réparations, bien qu’elles puissent parfois être faites plus tôt ou plus tard.
Personnellement, je ne suis pas ébéniste donc je ne m’attaque pas à des opérations compliquées. Je ne refais pas de marquetterie ou ne remplace pas un pied de meuble courbe brisé…
En revanche, je fais de nombreuses opérations de petites réparations. C’est ainsi que je peux chiner des meubles à des prix intéressants et leur donner une nouvelle vie. Il s’agit souvent de recoller un placage, de reboucher des trous ou rayures, de remplacer des ferronneries (poignées, charnières, vis…) ou encore de recoller/resolidifier une chaise.
Pâte à bois et spatule, ciseau à bois, colle à bois, serre-joints et cales font partie de l’attirail de base à cet étape.

5. Ponçage

Après le décapage et les réparations, il est indispensable de réaliser un ponçage approfondi pour que les finitions soient ensuite parfaites.
Celui-ci peut être mécanique (ponceuse électrique) ou manuel. Il faut aller du grain le plus gros au grain le plus fin, et faire ainsi plusieurs passages.

6. Préparation avant finitions

En fonction de la finition choisie, et notamment des motifs souhaités, on doit d’abord délimiter des zones au ruban de masquage (scotch de peintre) puis appliquer une sous-couche, qui peut être blanche ou colorée en fonction de la teinte qu’on appliquera ensuite.
Si on laisse le bois apparent partout, on peut passer tout de suite à l’étape 8.

7. Peinture ou teinte, application de papier peint

C’est l’étape qu’on aime tous et toutes, pour laisser libre cours à notre personnalité et notre créativité !
Ainsi, libre à chacun de s’exprimer comme il le souhaite..
Pour ma part, quand le bois est beau, il se peut que je me contente d’un vernis incolore (étape 8 directement), mais je peux aussi lui appliquer d’abord une teinte à bois, grâce à de la mèche de coton.
Je choisis parfois d’appliquer de la peinture, du papier peint, ou même du tissu sur ou à l’intérieur des meubles vintage que je rénove.
Côté peinture, cela peut aller de 2 à 4 couches en fonction de la teinte choisie, toujours en égrainant entre chaque couche pour une finition parfaite . On l’applique à l’aide d’un pinceau à rechampir et d’un rouleau laqueur.
Pour le papier peint ou le tissu, ciseaux, règle, cutter, colle ou agrafeuse peuvent faire partie de la panoplie.

8. Vernis

Enfin, l’étape finale est le vernis. Pour une vraie solidité dans le temps de mes créations, je protège toujours mes bois ou peintures par un vernis, que je choisis mat et incolore. Je l’applique au spalter, un pinceau plat très large, sans croiser les couches.

 

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2017-10-16T15:53:11+00:00

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